C’est une des dernières applications photographiques avancées ” à la mode ” : le traitement “HDR” pour “High Dynamic Range” fait partie à n’en pas douter des “curiosités ” auxquelles on s’essaie au moins une fois, avec plus ou moins de satisfaction, et que l’on décide ou non alors d’approfondir. En gros de quoi s’agit-il ? Simplement d’offrir à une scène photographie une plus large plage dynamique, en ce sens que l’on charge les pixels d’une rallonge d’informations qu’ils ne seraient censés supporter dans un contexte normal. Il n’y a bien entendu que le passage par un logiciel dédié qui le permette; de plus cela s’exécute à partir de fichiers raw, multipliés au shooting en minimum trois variantes d’exposition. La fonction bracketing de votre réflex y trouve toute son utilité, avec son échelle d’incréments variant de -2 à +2. Le trépied y est l’accessoire incontournable. Le traitement logiciel a donc pour but de superposer les trois variantes en exploitant tous les détails enregistrés dans les zones extrêmes de luminance.
Les paramètres associés à cette combinaison créée initialement laissent une marge d’interprétation tellement large que les premiers pas s’apparentent à un véritable tâtonnement. Des réglages prédéfinis sont aussi accessibles, et de même un nouveau réglage peut être enregistré. Ce dont je ne me suis pas privé lors de ces premiers essais avec le logiciel de référence en la matière: Photomatix Pro. J’avais bien expérimenté l’outil ad hoc prévu dans Photoshop CS5 mais à ce stade Photomatix offre me semble-t-il davantage de possibilités. Les préréglages de Photoshop par ailleurs m’ont paru beaucoup trop carricaturaux.
C’est là un point précisément qui alimente moult débats sur les forums consacrés à la photorgraphie numérique, tant il est vrai que l’on peut arriver à des rendus totalement fantaisistes.
J’ai profité d’un passage rapide dans le centre-ville d’Ypres pour ces quelques essais dont certains me semblent flatteurs. La dynamique étendue élargit la perception, permet de revoir la réalité autrement: un outil étonnant qui prolonge utilement le champ d’investigation du photographe.
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